Amélioration énergétique des logements : réaliser, les « bons » travaux… 2/2

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Si des travaux sont à entreprendre pour des raisons extérieures à la question énergétique, comme par exemple, la remise aux normes d’une installation, le remplacement d’une étanchéité d’une toiture, un ravalement de façade, un problème acoustique obligeant à changer des fenêtres, une chaudière trop ancienne avant sa très prochaine panne, etc. Il faut saisir cette opportunité pour réaliser en même temps des travaux générant des économies d’énergie.

Amélioration énergétique des logements travaux

Cet effet d’aubaine ne suit pas un ordre logique du strict point de vue du thermicien. Mais a minima, il ne faut pas être « petit bras ». Tant qu’à faire, mieux vaut réaliser ces travaux d’améliorations avec un maximum de performance en prenant bien sûr en compte les capacités financières du moment. C’est un « bon » moment car les travaux d’amélioration énergétique entrepris seront moins coûteux. Par exemple, une réfection de toiture peut être accompagnée de la mise en place d’une isolation thermique très poussée. Si placer40 cmd’isolant en combles perdus ne pose pas de problème technique ou de mise en œuvre, cela vaut beaucoup mieux que 20 ou25 cm. Et le coût posé au m² sera très loin d’être doublé ! On pourra toujours rétorquer que les cm d’isolant au-delà des 20 ou25 cmsont économiquement injustifiés car leur temps de retour sera trop long. Le gain restera marginal. Oui certes, avec les tarifs actuels de l’énergie… et puis, comment prendre en compte la réduction des risques de surchauffes l’été… A l’occasion de cette réfection de toiture, il peut également être envisagé, si l’inclinaison, l’orientation de la toiture et les masques avoisinants le permettent, la mise en place de capteurs solaires pour l’eau chaude sanitaire ou photovoltaïques.

 

Autre exemple, isoler un logement par l’intérieur est un choix conduit par différentes motivations : factures de chauffage trop élevées, confort hygrothermique médiocre, impossibilité d’isoler par l’extérieur, opportunité d’adjoindre de l’isolation lors de travaux de réfection intérieure,…Outre la nécessité d’une analyse sérieuse de la ventilation, il faut également éviter des raisonnements économiques regrettables. Augmenter l’épaisseur de l’isolant réduit la surface habitable. On peut alors être enclin à isoler a minima,…en plus ce sera moins cher ! Pourtant, il existe des solutions alliant la préservation de la surface habitable et un haut niveau d’isolation : choisir des matériaux très isolant, certes plus chers…mais au moins le gisement n’aura pas été tué.

 

Donc, en règle générale, s’il faut faire des travaux ponctuels d’amélioration énergétique par choix a priori ou par nécessités liées à d’autres problèmes, il faut viser des solutions à très hautes performances. C’est un bon pari pour le futur.

 

L’ordre est ici imposé par l’urgence des travaux curatifs ou par aubaine. Qu’en est-il si l’usager est maître de l’ordre des travaux ?

 

 

…dans le « bon » ordre ?

 

Si la réfection d’un logement est générale, l’amélioration énergétique concernera autant le bâti que les équipements. Dans ce cas, il n’est pas question d’une chronologie des travaux, mais de la cohérence des prescriptions et de la qualité de la mise en œuvre. En effet, sans bonne conception, pas de « bons » travaux. Si le chantier est bâclé, pas de « bons » travaux non plus.

 

La cohérence passe par une analyse sérieuse de l’état du logement avant travaux, de la qualité de l’audit énergétique et du réalisme des solutions proposées selon les moyens financiers de l’usager.

 

Si ce dernier doit échelonner les travaux, les programmer sur 5 ou 10 ans, il faut alors s’inquiéter de l’ordre dans lequel les travaux devront être entrepris. Cet ordre peut se structurer selon la cohérence thermique. L’exemple du changement de chaudière préalable à l’isolation thermique est souvent cité comme une erreur. Il faut cependant relativiser ce principe. Certains nouveaux générateurs (chaudières, pompes à chaleur) ont des puissances de chauffage très modulables avec des rendements assez stables sur toute la plage de fonctionnement. Concrètement, cela signifie que si on doit ou si on veut changer une chaudière avant d’isoler, cette chaudière restera performante même si elle ne doit plus fournir que la moitié ou le tiers de la chaleur par rapport à l’état initial avant travaux. Donc, bien choisir le générateur et vérifier qu’en aval, le circuit de distribution et les émetteurs de chaleur puissent également s’adapter aux nouvelles conditions de chauffage.

 

A ce propos, il est fréquent qu’une chaudière ancienne soit remplacée par une chaudière à condensation plus performante… sur le papier. Effectivement, cette nouvelle chaudière répondra aux attentes à condition qu’elle puisse condenser. Et cela ne dépend plus d’elle, mais du circuit de chauffage, de la taille des radiateurs, de la régulation… et parfois même du niveau d’isolation thermique des locaux chauffés. Autrement dit, remplacer une chaudière ancienne par une chaudière à condensation sans se préoccuper du reste peut générer des surprises, souvent mauvaises.

 

En conclusion, les réponses sont rarement simples ! La rénovation thermique efficace d’un logement est une approche au cas par cas. Définir les « bons » travaux dans le « bon » ordre dépend essentiellement d’un « bon » audit global.

 

En savoir plus : Amélioration énergétique des logements : comment savoir quels sont les travaux pertinents à entreprendre ? 1/2

Résumé :

Dans le cas d’une rénovation énergétique d’un logement, quoi faire et par où commencer si les moyens financiers empêchent de tout faire en une fois. Seul un audit « à la carte » réalisé par un spécialiste permettra de trouver des réponses pertinentes et économiquement efficaces.

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