Amélioration énergétique des logements : comment savoir quels sont les travaux pertinents à entreprendre ? 1/2

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Tout le monde s’accorde sur la nécessité, l’intérêt, l’urgence de lancer des travaux de réhabilitation du parc existant et en particulier l’amélioration énergétique massive des logements. Cependant, pour entamer des travaux de réhabilitation thermique d’un logement, l’usager se retrouve dans un contexte mouvant et complexe : quelles aides financières, quels travaux ? D‘où l’intérêt croissant des vecteurs d’informations (le site que vous consultez actuellement, les points Info-Energie, l’ANAH…).

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Par ailleurs, quand les moyens sont insuffisants pour tout refaire, l’isolation thermique, les installations et la ventilation, dans quel ordre procéder ? Il est souvent conseillé de ne pas « tuer le gisement ». Un petit éclaircissement sur cette expression ne paraît pas inutile.

 

 

Comment savoir quels sont les travaux pertinents à entreprendre ?

 

Si un logement est en classe F ou G, c'est-à-dire dans un état de passoire thermique, et si l’occupant vise des niveaux de confort classiques,  les factures énergétiques sont élevées et iront en croissant de manière violente dans les années à venir. En moyennes et grandes copropriétés (>50 lots), l’audit énergétique est devenu obligatoire depuis 2013. En petites copropriétés et en maison individuelles, cet audit est assez rarement réalisé. Si l’occupant envisage des travaux, il peut consulter le DPE de son logement ou en commander un pour connaître les préconisations d’un professionnel. Dans ce cas, il s’agit d’une analyse très « light » qui peut s’avérer inepte s’il est réalisé par un diagnostiqueur peu compétent en la matière (il y en a encore….).  Ou mieux, faire appel à un thermicien (ingénieur-conseil, bureau d’études, architecte spécialisé,…). Mais cette démarche n’est pas spontanée car considérée (à tort) comme finalement luxueuse. Reste les conseils des artisans locaux sollicités à l’occasion pour donner leur avis. Mais ces derniers seront enclins à donner des réponses dans leur spécialité. On imagine mal un installeur, spécialiste des chaudières et des pompes à chaleur, préconiser prioritairement l’isolation dela toiture. Touteexception confirmera cette évidence.

 

Et ce n’est pas non plus cet article qui peut répondre à tous les cas de figure, toutes les situations. Cependant, on peut avancer quelques conseils généraux pour aller dans la bonne voie.

 

 

Quel est ce « gisement » que certains essayent de tuer …involontairement ?

 

L’idée est simple. On ne réalise pas des travaux tous les jours. Une fois qu’une tranche est faite, on ne revient dessus que quelques décennies plus tard. Par exemple, si les fenêtres ont été changées en 2011, on ne va pas les changer à nouveau en 2015, surtout si la toiture est à réparer ou à isoler ou si la chaudière commence à donner des signes de vieillesse.

 

Tuer le gisement consiste sur cet exemple à avoir installé des fenêtres aux performances minimales imposées par la réglementation …de 2007. Légalement, pas de problèmes pour l’installateur ou l’usager. Mais ces fenêtres sont largement dépassées par la fenêtre standard de 2014. Et l’occupant gardera ces fenêtres au moins encore 20 ans avant de les changer à nouveau. Durant ces années où les prix de énergies vont augmenter beaucoup plus vite que l’inflation, il risque de regretter amèrement de ne pas avoir choisi en 2011 les fenêtres très performantes….Mais peut-être n’en avait-il pas les moyens….Il aura « tuer le gisement » d’économie d’énergie dont il aurait pu bénéficier avec ces fenêtres plus efficaces. Même raisonnement avec les autres postes d’isolation ou les équipements de chauffage, de production d’eau chaude sanitaire ou de ventilation.

 

Comment éviter ce « meurtre » d’économie qu’a priori, seul le « meurtrier » en pâtirait?

 

Les Pouvoirs Publics se posent les mêmes questions car finalement, si tout le monde devenait l’assassin de ses propres futures économies, c’est la collectivité qui finirait par devenirla victime. Ilfaudrait importer plus d’énergie avec toutes les conséquences imaginables. Aussi, pour mettre en place des politiques d’incitation pertinentes d’un point de vue économique et environnemental pour réaliser des travaux d’amélioration énergétique, il faut pousser les aides dans le bon sens, c'est-à-dire amener les usagers à faire les bons travaux et dans le bon ordre. Car, il n’y a pas que la qualité des travaux entrepris qui peut tuer le gisement. L’ordre peut s’en mêler. L’exemple le plus évident est celui de l’isolation thermique mise en œuvre après avoir changéla chaudière. Ducoup, cette dernière devient surpuissante car les déperditions à compenser sont plus faibles. Et son rendement décroit !

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Amélioration énergétique des logements : réaliser, les « bons » travaux... 2/2

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