« Thermographie du bâtiment » aux techniques de l’ingénieur

en partenariat avec :

M. PAJANI Dominique a produit un article de fond "Thermographie du bâtiment", publié aux Techniques de l'Ingénieur en mars 2014 : il est en 2 parties R2742 et R2743 et fait suite à l'article "Thermographie" R2740 et R2741.

Les lecteurs des "Techniques de l'Ingénieur"

 

 

Evidemment, le lectorat historique et naturel des Techniques de l'Ingénieur ce sont les ingénieurs. Et bien naturellement, le concept éditorial de cet éditeur technique de haute qualité encourage une large diffusion du savoir auprès des techniciens non spécialistes des sujets développés à leur attention, dans une approche technique synthétique et contrôlée par un comité de lecture.

 

Ainsi, les bureaux d'études, les experts et les architectes techniciens seront les premiers qui souhaiteront accéder à la thermographie par un tel article "Thermographie du bâtiment" : il aborde l'essentiel des bases et de l'application au bâtiment, tout en renvoyant à l'article "Thermographie", article plus ancien (1985, 2001, 2012), article de référence et généraliste, fondamental et traitant également de technologie dont l'intérêt est limité dans la présente application.

 

 

 

L'introduction de l'article

 

 

L’alerte mondiale avertissant du réchauffement climatique et de la fin inéluctable des énergies fossiles a propulsé la performance énergétique du bâtiment comme un enjeu majeur désormais incontournable. En effet, la consommation de chauffage, inutilement excessive, constitue un fabuleux gisement d’économies à exploiter, tandis qu’améliorer et contrôler la qualité de la construction, dans le respect de nécessités de plus en plus pressantes, est un nouveau défi que les métiers du bâtiment s’engagent à relever. Deux excellents outils se distinguent pour contribuer à la performance et assurer son expertise : l’infiltrométrie et la thermographie. Si la première dispose déjà d’un solide développement et d’une obligation réglementaire, la seconde est sur la voie de la formalisation et de la professionnalisation.

 

Au fil de cet article, nous évoquerons en permanence ce qui constitue la spécificité de la thermographie appliquée au bâtiment : le risque d’erreur d’interprétation. Parmi toutes les applications que nous avons accompagnées en plus de 30 ans de ce métier, la thermographie du bâtiment est l’application la plus captivante, donc la plus… piégeante. La technique est très simple à mettre en œuvre, et on trouve des images thermiques très aisées à interpréter. Mais, la caméra thermique ne fournit pas une cartographie de températures au sens commun de ce mot et le bâtiment est une machine thermique complexe dans un environnement évolutif : ainsi, il existe partout, sans exception, des images thermiques qui sont autant d’écueils sur lesquels les débutants, les amateurs et les donneurs d’ordre viennent bien naturellement s’échouer. Puis ils abandonnent et décrient. Qui souffre de la prétention de ses diplômes ou qui considère cette technique comme banalement évidente apprendra ici, souvent dans la surprise, que la modestie et la réflexion fine sont de mise à chaque instant.

 

Il est primordial de comprendre les rayonnements avant de s’aventurer à parler en termes de flux de chaleur ou de températures : la synthèse entre thermographie et thermique pourra alors se réaliser. La thermographie passionne, elle associe les atouts de l’image et ceux du mesurage ; elle en conjugue aussi les difficultés et les limites : ce qui est trop tôt expliqué, dans le feu de l’action de terrain, peut se retrouver contredit lors de l’interprétation logique et froide.

 

Le thermographe engage le diagnostic thermographique à l’instant opportun qui révèlera des déperditions radiatives de l’enveloppe. Le thermicien saura dans quelles conditions il obtiendra aussi les déperditions convectives. Par un nouveau concept, les irrégularités ou les défauts pourront être quantifiés par leur impact sur la consommation énergétique du bâti. Leur typologie commentée illustre largement le document avant de conclure sur les pistes de formalisation à poursuivre.

 

Mais cet article n’est qu’un raccourci du sujet : le lecteur n’en sortira pas spécialiste de thermographie du bâtiment. L’apprentissage représentera même une certaine difficulté quand il remettra en cause des savoirs antérieurs erronés ou inefficaces, largement diffusés.

 

Le métier le plus en accord avec l’outil thermographique est thermicien du bâtiment, à partir d’un niveau de technicien supérieur. Le diagnostiqueur, habitué aux recettes toutes faites, aboutira également mais au prix d’un engagement accru. Gageons que nous intéresserons l’architecte, l’homme de la conception.

 

 

 

Pour en savoir plus

 

 

Pour acquérir les articles aux Techniques de l'Ingénieur, consulter : http://www.techniques-ingenieur.fr

 

Rendez-vous sur les sites internet de référence :

http://institut-thermographie.net

http://wiki-thermographie.net

http://forum-thermographie.net

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